Fällt die Risikoprüfung weg, sind Risiken für Umwelt, Lebensmittelproduktion und Pflanzenzüchtung vorprogrammiert. (Bild: Shutterstock).
(Image: Muffet / Wikimedia Commons)

Les effets secondaires inattendus du génie génétique : un voyage avec CRISPR

Les par­tis­ans du génie géné­tique affir­ment qu’il exi­ste un con­sen­sus sci­en­ti­fi­que con­cer­nant les ris­ques de cet­te tech­no­lo­gie, les­quels serai­ent soit inexi­stants, soit nég­li­ge­ables. Cepen­dant, cet­te affir­ma­ti­on est cont­re­di­te par une récen­te étu­de chi­noi­se qui démont­re, à tra­vers l’exemple du riz modi­fié par CRISPR, com­ment l’intervention géné­tique peut ent­raî­ner une mul­ti­tu­de d’effets second­ai­res inat­ten­dus.

Les cher­cheurs se sont inté­res­sés aux pro­té­i­nes appelées “à doigts de zinc”, qui jouent un rôle essen­tiel dans le con­trô­le de l’activité des gènes. Chez les plan­tes, ces pro­té­i­nes sont impli­quées dans diver­ses fonc­tions, notam­ment la répon­se au stress envi­ron­ne­men­tal, l’in­duc­tion de la flo­rai­son, la crois­sance et la capa­ci­té de ger­mi­na­ti­on.

Cepen­dant, la modi­fi­ca­ti­on géné­tique a pro­vo­qué de nombreux effets second­ai­res inat­ten­dus. Par exemp­le, la séquence cib­le qui devait être modi­fi­ée a été con­fon­due avec d’autres seg­ments d’ADN. Ces err­eurs de cibla­ge, appelées effets “off-tar­get”, sont fré­quen­tes lors de l’utilisation de cise­aux géné­ti­ques. En con­sé­quence, les plan­tes obte­nues ont mon­tré une insta­bi­li­té géné­tique, avec des varia­ti­ons importan­tes dans la trans­mis­si­on des modi­fi­ca­ti­ons géné­ti­ques aux géné­ra­ti­ons sui­van­tes.

De plus, les effets de l’intervention géné­tique étai­ent peu pré­vi­si­bles : même lorsque la même séquence géné­tique était modi­fi­ée, les résul­tats vari­ai­ent. Cela n’a rien de sur­prenant, car les gènes ciblés par CRISPR/Cas appar­ti­en­nent à un grou­pe pré­sent dans tou­tes les espè­ces végé­ta­les. Ces gènes codent pour des pro­té­i­nes appelées “fac­teurs de tran­scrip­ti­on” ou “pro­té­i­nes à doigts de zinc”, qui régu­lent l’activité de nombreux gènes clés. Par con­sé­quent, une inter­ven­ti­on, même ciblée, peut ent­raî­ner des effets mul­ti­ples et inat­ten­dus. En 2022, par exemp­le, de nou­vel­les carac­té­ri­sti­ques géné­ti­ques inat­ten­dues ont été obser­vées chez une varié­té de riz dont les gènes codant pour les pro­té­i­nes à doigts de zinc avai­ent été modi­fi­és pour amé­lio­rer le ren­de­ment. Ces carac­té­ri­sti­ques n’étaient pour­tant pas pré­sen­tes dans les popu­la­ti­ons natu­rel­les, bien que des cen­tai­nes de varié­tés aient été étu­diées.

Les effets second­ai­res du génie géné­tique sont enco­re plus nombreux. Dans le cas des cel­lu­les de mam­mi­fè­res, il est bien éta­b­li que l’utilisation de cise­aux géné­ti­ques peut pro­vo­quer des modi­fi­ca­ti­ons géné­ti­ques mas­si­ves. Ce phé­nomè­ne, appelé chro­mo­thrip­sis, se carac­té­ri­se par des éch­an­ges, des tor­si­ons, des recom­bi­nai­sons, voi­re des per­tes com­plè­tes de cer­tai­nes par­ties du patri­moi­ne géné­tique. Chez les plan­tes, ce type d’é­vé­ne­ment reste lar­ge­ment mécon­nu. Ce n’est qu’en 2023 que de tels effets ont été obser­vés pour la pre­miè­re fois dans des toma­tes modi­fi­ées par CRISPR. Cet­te anoma­lie était due à une répa­ra­ti­on cel­lu­lai­re erro­n­ée après une rup­tu­re de l’ADN induite par CRISPR, lors de laquel­le le pro­ces­sus cel­lu­lai­re de liai­son non homo­lo­gue est uti­li­sée pour répa­rer les brins d’ADN. Cet­te métho­de de répa­ra­ti­on est incon­trôlable et sujet­te à des err­eurs.

Selon Test­bio­tech, ces étu­des soulignent une fois de plus la néces­si­té d’u­ne éva­lua­ti­on rigou­reu­se et obli­ga­toire des ris­ques liés aux plan­tes issues de nou­vel­les tech­no­lo­gies géné­ti­ques (NGT), afin de pré­ve­nir autant que pos­si­ble les effets indé­si­ra­bles pour l’homme et l’environnement.

En Suis­se, com­me dans l’U­ni­on euro­pé­en­ne, cer­ta­ins grou­pes indu­stri­els mili­tent pour une déré­gu­la­ti­on des pro­cé­dés de génie géné­tique. Si cet­te déré­gu­la­ti­on venait à se con­cré­ti­ser, l’ex­amen des ris­ques serait sup­p­ri­mé, ce qui irait à l’encontre du prin­ci­pe de pré­cau­ti­on inscrit dans la Con­sti­tu­ti­on fédé­ra­le. De plus, les infor­ma­ti­ons four­nies par les ent­re­pri­ses sur la sécu­ri­té des plan­tes NGT ne pour­rai­ent plus être véri­fi­ées de maniè­re indé­pen­dan­te. Ain­si, des ris­ques poten­tiels pour l’environnement, la pro­duc­tion ali­men­tai­re et la sélec­tion végé­ta­le pour­rai­ent s’ac­cu­mu­ler et pas­ser inaper­çus. 

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