(Image: Muffet / Wikimedia Commons)

Nouvelles techniques génétiques chez les animaux : l’EFSA ne voit pas de nouveaux risques, mais des études contredisent cette affirmation

L’Au­to­ri­té euro­pé­en­ne de sécu­ri­té des ali­ments (EFSA) sou­hai­te révi­ser les lignes direc­tri­ces rela­ti­ves à l’éva­lua­ti­on des ris­ques et au bien-être des ani­maux issus des nou­vel­les tech­no­lo­gies géné­ti­ques (NGT). Dans un pro­jet de rap­port, l’au­to­ri­té exami­ne la per­ti­nence des lignes direc­tri­ces actu­el­les de l’EF­SA en matiè­re d’éva­lua­ti­on des ris­ques chez les ani­maux. Selon l’EF­SA, une révi­si­on s’im­po­se notam­ment en ce qui con­cer­ne les ris­ques pour l’en­vi­ron­ne­ment et le bien-être des ani­maux. La pro­cé­du­re de con­sul­ta­ti­on cor­re­spond­an­te est actu­el­le­ment en cours.

La Com­mis­si­on euro­pé­en­ne avait deman­dé à l’EF­SA un avis sci­en­ti­fi­que sur les nou­veaux déve­lo­p­pe­ments de la bio­tech­no­lo­gie dans le domaine de l’uti­li­sa­ti­on des ani­maux à des fins agri­co­les.

Selon le rap­port, l’au­to­ri­té con­clut que, par rap­port à l’é­le­va­ge con­ven­ti­on­nel et aux anci­en­nes tech­ni­ques géné­ti­ques, l’uti­li­sa­ti­on des nou­vel­les tech­ni­ques géné­ti­ques chez les ani­maux ne pré­sen­te pas de nou­veaux ris­ques.

Test­bio­tech, une orga­ni­sa­ti­on indé­pen­dan­te d’éva­lua­ti­on des impacts de la bio­tech­no­lo­gie, cri­tique tou­te­fois le fait qu’il aurait d’a­bord fal­lu défi­nir ce que l’on entend par « nou­veaux ris­ques ». L’or­ga­ni­sa­ti­on déplo­re éga­le­ment : « Afin de pou­voir répond­re de maniè­re per­ti­nen­te à la que­sti­on des « nou­veaux ris­ques », l’EF­SA aurait d’a­bord dû exami­ner en détail les dif­fé­ren­ces ent­re l’é­le­va­ge tra­di­ti­on­nel et les nou­vel­les tech­ni­ques de génie géné­tique. Or, le rap­port ne con­ti­ent aucu­ne ana­ly­se à ce sujet. »

De nombreu­ses publi­ca­ti­ons mont­rent « que les appli­ca­ti­ons des NGT sur les ani­maux ent­raî­nent des ris­ques spé­ci­fi­ques et une souf­france ani­ma­le sup­p­lé­men­tai­re par rap­port à la sélec­tion con­ven­ti­on­nel­le », affir­me Test­bio­tech, qui récla­me une régle­men­ta­ti­on com­plè­te des ani­maux issus des nou­vel­les tech­ni­ques géné­ti­ques.

La décla­ra­ti­on de l’EF­SA n’est pas sur­pren­an­te. Elle avait récem­ment publié des avis simi­lai­res sur les plan­tes issues des nou­vel­les tech­ni­ques géné­ti­ques. Cepen­dant, les con­sé­quen­ces peu­vent être plus gra­ves chez les ani­maux, car ils ont un seuil de tolé­rance plus fai­ble aux muta­ti­ons et peu­vent donc rapi­de­ment déve­lo­p­per des mala­dies, même en cas de modi­fi­ca­ti­ons mineu­res.

La posi­ti­on de l’EF­SA sur les nou­vel­les tech­ni­ques de génie géné­tique s’ex­pli­que peut-être par sa com­po­si­ti­on. Une ana­ly­se de Test­bio­tech a récem­ment révé­lé que le grou­pe d’ex­perts en génie géné­tique de l’au­to­ri­té n’est pas indé­pen­dant des inté­rêts de l’in­du­strie du génie géné­tique. Selon l’or­ga­ni­sa­ti­on, le pro­jet de rap­port actuel s’ap­pu­ie éga­le­ment sur l’a­vis d’u­ne exper­te qui par­ti­ci­pe elle-même à des deman­des de bre­vets sur des ani­maux issus des nou­vel­les tech­ni­ques de génie géné­tique. Selon l’or­ga­ni­sa­ti­on, la pru­dence est de mise dans les décis­i­ons poli­ti­ques, en par­ti­cu­lier cel­les de la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne. Des con­clu­si­ons erro­n­ées avai­ent déjà été tirées sur la base des avis de l’EF­SA con­cer­nant les plan­tes issues des nou­vel­les tech­ni­ques de génie géné­tique, afin de déré­gle­men­ter ces der­niè­res.

La pru­dence est de mise pour les décis­i­ons poli­ti­ques, en par­ti­cu­lier cel­les de la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne. Des con­clu­si­ons erro­n­ées avai­ent déjà été tirées sur la base des avis de l’EF­SA con­cer­nant les plan­tes issues des nou­vel­les tech­ni­ques de génie géné­tique afin de justi­fier leur déré­gle­men­ta­ti­on.

Not­re dos­sier « Génie géné­tique chez les ani­maux – Un  essor grâ­ce à l’é­di­ti­on géno­mi­que » con­ti­ent des infor­ma­ti­ons détail­lées sur ce sujet.

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