Le développement de méthodes de détection des produits issus des nouvelles technologies génétiques (NGT) est réalisable, en particulier si les développeurs de ces OGM fournissent les données génétiques requises conformément à la législation européenne en vigueur. C’est la principale conclusion de DARWIN, un projet financé par l’UE visant à détecter les organismes génétiquement modifiés issus des nouvelles technologies génétiques (NGT).
Dans leur nouvelle publication, les chercheurs de DARWIN montrent que les méthodes existantes basées sur la PCR peuvent être adaptées pour détecter les NGT dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, à condition de disposer d’informations préalables sur la modification. Les méthodes de détection des produits sont réalisables, en particulier lorsque les développeurs de ces produits fournissent les données génétiques requises, comme l’exige la législation européenne en vigueur (directive 2001/18/CE et règlements 1829/2003 et 1830/2003). Des réglementations similaires existent également en Suisse.
Les chercheurs de DARWIN présentent également les résultats d’une étude récente qui a démontré l’efficacité de la combinaison du séquençage du génome complet, des bases de données génomiques publiques et de l’apprentissage automatique pour identifier un ensemble minimal de marqueurs génétiques uniques, appelés « empreintes génétiques ». Une telle empreinte permet d’identifier sans ambiguïté une lignée NGT.
Il est important de noter que cette empreinte peut être détectée à l’aide d’approches d’analyse non ciblées ou semi-ciblées, ce qui, selon le rapport, présente un grand potentie

l pour l’identification des modifications génétiques. Cependant, ces méthodes ne sont pas encore mises en œuvre dans le cadre des contrôles officiels et doivent donc être perfectionnées et validées. Cette approche représente toutefois une avancée significative pour garantir une détection et une identification fiables des organismes issus des nouvelles techniques de génie génétique.
Une nouvelle fiche d’information de l’ASGG clarifie les questions les plus importantes concernant la traçabilité. Image : Google Gemini
Ces recommandations sont pertinentes dans le contexte des négociations en cours sur la législation de l’UE relative aux NGT. Elles montrent que
- les méthodes de détection des produits issus des NGT sont réalisables, en particulier lorsque les développeurs de ces OGM fournissent les données génétiques requises conformément à la législation européenne en vigueur (directive 2001/18/CE et règlements 1829/2003 et 1830/2003)
- L’obligation pour les développeurs de NGT de divulguer un minimum d’informations génétiques réduirait considérablement les coûts et la complexité des procédures de détection pour les autorités chargées de l’application de la loi et les exploitants du secteur alimentaire et de l’alimentation animale. Cela accélérerait également le développement de systèmes de surveillance robustes et scientifiquement fondés.
Les conclusions concordent avec l’évaluation de longue date du SAG selon laquelle une détectabilité fiable des produits NGT est réalisable. Elles montrent toutefois également que des investissements dans le développement des méthodes de détection sont indispensables pour gagner la confiance des consommateurs.
La traçabilité est une question de volonté politique : une réglementation stricte des nouvelles techniques de génie génétique dans le cadre de la loi existante sur le génie génétique favorise le développement de méthodes de détection fiables. Les développeurs d’organismes génétiquement modifiés doivent également continuer à être légalement tenus de divulguer les méthodes de détection et les matériaux de référence afin de simplifier le processus de détection. En outre, les méthodes de détection sont également essentielles pour la coexistence de l’agriculture avec et sans génie génétique.