(Image: Muffet / Wikimedia Commons)

Prise de position de l’ASGG sur la loi spéciale sur les nouvelles techniques de génie génétique. La proposition annule le principe de précaution et induit les consommateurs en erreur

Le 7 février, le Par­le­ment euro­pé­en a approu­vé à une cour­te majo­ri­té la déré­gle­men­ta­ti­on des plan­tes issues des nou­vel­les tech­no­lo­gies géno­mi­ques (NTG). Si cet­te régle­men­ta­ti­on s’im­po­se, plus de 90% des varié­tés actu­el­le­ment en déve­lo­p­pe­ment pour­ront être mises en cir­cula­ti­on sans examen des ris­ques. Le fait que le Par­le­ment s’est mis d’ac­cord sur l’ob­li­ga­ti­on d’é­ti­que­ter tous les nou­veaux OGM jus­qu’au pro­duit final con­sti­tue tou­te­fois une évo­lu­ti­on posi­ti­ve.


La caté­go­ri­sa­ti­on des plan­tes géné­ti­quement modi­fi­ées (GM) tel­le qu’el­le figu­re dans la pro­po­si­ti­on de la Com­mis­si­on est dépour­vue de tout fon­de­ment sci­en­ti­fi­que. Les con­sé­quen­ces de l’as­sou­plis­se­ment de la régu­la­ti­on pour les éco­sy­stè­mes ne sont ni pré­vi­si­bles ni récup­é­ra­bles — car out­re les plan­tes cul­ti­vées, des arbres, des her­bes ou des algues GM pour­rai­ent être dis­sé­mi­nés dans l’en­vi­ron­ne­ment. Si la pro­po­si­ti­on de déré­gle­men­ta­ti­on devait s’im­po­ser, elle men­acerait en out­re gra­ve­ment la pro­duc­tion sans génie géné­tique. En effet, les ent­re­pri­ses qui ven­dent de nou­veaux OGM et les agri­cul­teurs qui les cul­tiv­ent seront exo­né­rés de tou­te responsa­bi­li­té en cas de con­ta­mi­na­ti­on. Les amen­de­ments con­cer­nant les mesu­res de coexi­stence et le droit des États mem­bres d’in­terd­ire ou de rest­reind­re la cul­tu­re (opt-out) n’ont pas obte­nu de majo­ri­té.


Quel­ques rares évo­lu­ti­ons posi­ti­ves sont tou­te­fois à noter. En effet, con­trai­re­ment aux atten­tes de l’in­du­strie bio­tech­no­lo­gi­que et mal­gré un tra­vail de lob­by­ing inten­sif, les pro­duits issus du nou­veau génie géné­tique devront être éti­que­tés. Il dev­rait éga­le­ment être pos­si­ble d’in­terd­ire les plan­tes NTG en cas de dou­te. En out­re, le Par­le­ment euro­pé­en a voté pour l’in­ter­dic­tion de bre­ve­ter les plan­tes NTG. S’il s’agit à pre­miè­re vue d’un pro­grès, ce n’est mal­heu­reu­se­ment que de la poud­re aux yeux, car l’UE n’est pas en mesu­re de le fai­re.


Le débat n’est pas enco­re clos. On ne sait pas enco­re si un accord défi­ni­tif sera trou­vé avec les pays mem­bres. Pour l’in­stant, le Con­seil des mini­stres ne sem­ble pas être dis­po­sé à approu­ver la déré­gle­men­ta­ti­on. C’est ce qui est appa­ru le 7 février lors d’u­ne réuni­on des repré­sen­tants per­ma­nents des États mem­bres (COREPER) à Bru­xel­les.


La Suis­se doit fai­re preuve de pru­dence et pro­té­ger l’ag­ri­cul­tu­re de qua­li­té
En juin, un pro­jet de loi sera mis en con­sul­ta­ti­on en Suis­se. Celui-ci s’in­spi­rera en prin­ci­pe de la régle­men­ta­ti­on euro­pé­en­ne. Mais la mar­ge de mano­eu­vre est importan­te, car il n’e­xi­ste pas d’ac­cord bila­té­ral dans le domaine du génie géné­tique. Ain­si, le Con­seil fédé­ral veut tenir comp­te des inquié­tu­des des pro­duc­teurs et des con­som­ma­teurs et mett­re en place des méca­nis­mes de con­trô­le plus stricts, con­for­mé­ment à son ord­re du jour d’oc­tobre 2023.


L’Al­li­ance suis­se pour une agri­cul­tu­re sans génie géné­tique accom­pa­gne­ra acti­ve­ment le pro­ces­sus poli­tique, si néces­saire en uti­li­sant les instru­ments de la démo­cra­tie direc­te et exi­ge, com­me elle l’a déjà fait dans une pri­se de posi­ti­on com­mu­ne avec 60 aut­res orga­ni­sa­ti­ons :

La régle­men­ta­ti­on stric­te des nou­vel­les tech­ni­ques géno­mi­ques (NTG) dans la légis­la­ti­on actu­el­le sur le génie géné­tique

  • La liber­té de choix, de la semence au pro­duit final, doit être garan­tie aux con­som­ma­teurs, aux pro­duc­teurs, aux sélec­tion­neurs et aux com­mer­çants. Pour cela, il est indis­pensable de main­te­nir l’é­ti­que­ta­ge et la tra­ça­bi­li­té des plan­tes et des ani­maux géné­ti­quement modi­fi­és et d’empêcher les rest­ric­tions par le biais de bre­vets.
  • La trans­pa­rence grâ­ce à l’ob­li­ga­ti­on d’é­ti­que­ta­ge et à la tra­ça­bi­li­té.
  • Une éva­lua­ti­on com­plè­te des ris­ques, pour pro­té­ger l’hom­me, l’ani­mal et l’en­vi­ron­ne­ment.
  • Le déve­lo­p­pe­ment de métho­des de détec­tion.
  • Assurer la coexi­stence : mesu­res effi­caces (régle­men­ta­ti­on de la coexi­stence) pour évi­ter le mélan­ge de pro­duits OGM et non-OGM ain­si que la con­ta­mi­na­ti­on des semen­ces non-OGM. Les coûts engen­drés pour assurer la coexi­stence et la responsa­bi­li­té éven­tu­el­le en cas de dom­mages doi­vent être sup­port­és selon le prin­ci­pe du pol­lueur-payeur.
  • Déve­lo­p­pe­ment et pro­mo­ti­on de systè­mes ali­men­tai­res socia­le­ment équi­ta­bles et respec­tueux du cli­mat et de la bio­di­ver­si­té

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