(Image: Muffet / Wikimedia Commons)

Le forçage génétique permet de manipuler les plantes dans l’environnement

Des cher­cheurs amé­ri­cains et chi­nois ont réus­si pour la pre­miè­re fois à modi­fier des plan­tes par for­ça­ge géné­tique. L’uti­li­sa­ti­on des nou­vel­les tech­ni­ques géno­mi­ques (NTG) per­met de mani­pu­ler les plan­tes direc­te­ment dans l’en­vi­ron­ne­ment. Les cher­cheurs espè­rent par exemp­le pou­voir uti­li­ser cet­te tech­no­lo­gie dans la lut­te cont­re les «mau­vai­ses her­bes». Les gènes for­cés sont des élé­ments géné­ti­ques qui sont trans­mis de maniè­re dis­pro­por­ti­onnée – plus de 50% — à la des­cen­dance. L’ob­jec­tif du for­ça­ge géné­tique est de modi­fier les popu­la­ti­ons natu­rel­les. Le pro­ces­sus de modi­fi­ca­ti­on géné­tique est ain­si trans­fé­ré du labo­ra­toire à l’en­vi­ron­ne­ment.

 Les pre­miers insec­tes et des espè­ces de levu­re avec des gènes for­cés ont déjà été déve­lo­p­pés en 2015. En 2019 des for­ça­ges géné­ti­ques ont aus­si été con­struits chez des mam­mi­fè­res, mais selon la revue Natu­re Plants, c’est la pre­miè­re fois que l’on par­vi­ent à en déve­lo­p­per chez les plan­tes. Les expé­ri­en­ces con­dui­tes démont­rent que les cons­truc­tions géné­ti­ques syn­thé­ti­ques sont capa­bles de se pro­pa­ger rapi­de­ment dans une popu­la­ti­on pour rem­pla­cer les plan­tes natu­rel­les.

Les pro­cé­dés bre­ve­tés du for­ça­ge géné­tique uti­li­sés par les cher­cheurs sont basés sur le cise­au géné­tique CRISPR/Cas qui sup­p­rime des gènes natu­rels indis­pens­ables à la for­ma­ti­on de pol­len mâle et/ou d’o­vu­les femel­les et donc à la repro­duc­tion des plan­tes. C’est pour­quoi l’é­qui­pe amé­ri­cai­ne appel­le ce pro­cé­dé ‘tueur de cel­lu­les ger­mi­na­les’.

De plus un gène addi­ti­on­nel a été intro­duit pour que seu­les les plan­tes géné­ti­quement modi­fi­ées sur­vi­vent. Les résul­tats mont­rent qu’à chaque nou­vel­le géné­ra­ti­on, la pro­por­ti­on de plan­tes trans­gé­ni­ques dans les popu­la­ti­ons testées aug­men­te. Si ces plan­tes modi­fi­ées par for­ça­ge géné­tique étai­ent dis­sé­mi­nées dans la natu­re, les élé­ments insé­rés dans le géno­me pour­rai­ent se pro­pa­ger dans l’en­vi­ron­ne­ment.

L’uti­li­sa­ti­on du for­ça­ge géné­tique est très ris­quée : les modi­fi­ca­ti­ons géné­ti­ques qui en résul­tent et leurs con­sé­quen­ces sont trop peu pré­vi­si­bles et à pei­ne con­trôl­ables. Com­me plu­sieurs géné­ra­ti­ons sont géné­ra­le­ment néces­saires pour att­eind­re la pro­pa­ga­ti­on sou­hai­tée des élé­ments de for­ça­ge géné­tique dans une popu­la­ti­on, des muta­ti­ons et inter­ac­tions impré­vues pour­rai­ent appa­raît­re. Les con­sé­quen­ces qui en résul­tent sont impré­vi­si­bles et les dom­mages poten­tiels cau­sés à la bio­di­ver­si­té sont pro­ba­blem­ent irré­ver­si­bles.

Ces ris­ques sont par­ti­el­le­ment abor­dés dans les publi­ca­ti­ons actu­el­les. Les équipes de recher­che impli­quées esti­ment que les métho­des pour­rai­ent tout de même fonc­tion­ner. Test­bio­tech, l’in­sti­tut indé­pen­dant char­gé de l’éva­lua­ti­on des con­sé­quen­ces dans le domaine du génie géné­tique, deman­de en revan­che l’in­ter­dic­tion de la dis­sé­mi­na­ti­on d’or­ga­nis­mes de génie géné­tique ayant pour but de modi­fier des popu­la­ti­ons natu­rel­les. En 2020 déjà, l’Al­li­ance suis­se pour une agri­cul­tu­re sans génie géné­tique (ASGG) a éga­le­ment deman­dé au Con­seil fédé­ral de s’en­ga­ger en faveur d’un mora­toire glo­bal sur le for­ça­ge géné­tique.

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