(Image: Muffet / Wikimedia Commons)

Dissémination expérimentale de blé génétiquement modifié — conflits d’intérêts potentiels

L’Of­fice fédé­ral de l’en­vi­ron­ne­ment a auto­ri­sé le 5 novembre la dis­sé­mi­na­ti­on de lig­nées de blé géné­ti­quement modi­fi­ées par la Sta­ti­on fédé­ra­le de recher­che Agro­scope. Il s’a­git de la pre­miè­re dis­sé­mi­na­ti­on en Suis­se d’u­ne plan­te issue d’un nou­veau pro­cé­dé de muta­genè­se appelé TEge­ne­sis. L’Alliance suis­se pour une agri­cul­tu­re sans génie géné­tique (ASGG) a exami­né la deman­de et relè­ve des lacu­nes tech­ni­ques, un man­que de trans­pa­rence sur l’utilisation de pro­duits poten­ti­el­le­ment toxi­ques, des importants con­flits d’in­té­rêts et des pri­ses de posi­ti­on poli­ti­ques qui n’ont pas leur place dans une deman­de sci­en­ti­fi­que.

Dans le cas de la dis­sé­mi­na­ti­on expé­ri­men­ta­le auto­ri­sée de lig­nées de blé géné­ti­quement modi­fié Ari­na­TE, il ne s’a­git pas — con­trai­re­ment aux dis­sé­mi­na­ti­ons expé­ri­men­ta­les effec­tuées jus­qu’à pré­sent — de recher­che fon­da­men­ta­le avec des varié­tés modè­les, mais du déve­lo­p­pe­ment de varié­tés en vue de leur com­mer­cia­li­sa­ti­on.

Le pro­cé­dé bre­ve­té TEge­ne­sis a été déve­lo­p­pé à l’Uni­ver­si­té de Bâle. Par­mi les inven­teurs de la tech­no­lo­gie figu­re Eti­en­ne Bucher, fon­da­teur et membre du con­seil con­sul­ta­tif de la spin-off Epi­b­reed, qui déti­ent les droits exclu­sifs de ven­te du pro­cé­dé . Bucher tra­vail­le depuis 2018 à Agro­scope et est responsable de l’es­sai de dis­sé­mi­na­ti­on objet de la deman­de. Cet­te dou­ble cas­quet­te n’est pas men­ti­onnée clai­re­ment dans le dos­sier. La que­sti­on de l’intérêt éco­no­mi­que d’Epibreed pour cet­te dis­sé­mi­na­ti­on expé­ri­men­ta­le n’est pas clai­re. Afin de cla­ri­fier ce point, une inter­pel­la­ti­on par­le­men­tai­re a été dépo­sée par la Con­seil­lè­re natio­na­le Mar­ti­na Munz le 26 sep­tembre 2024 .

Le dos­sier de deman­de d‘autorisation con­ti­ent en out­re des infor­ma­ti­ons trom­peu­ses sur la clas­si­fi­ca­ti­on de la métho­de TEge­ne­sis com­me tech­ni­que de génie géné­tique. Ain­si, la deman­de affir­me que la seu­le rai­son pour laquel­le elle est clas­sée com­me tech­ni­que de génie géné­tique est une exper­ti­se de l’Of­fice fédé­ral de la justi­ce. C’est faux : la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne a éga­le­ment con­fir­mé cet­te clas­si­fi­ca­ti­on repri­se par le Con­seil fédé­ral . Les décla­ra­ti­ons d’Agroscope vont à l’encontre des décis­i­ons des auto­ri­tés poli­ti­ques suis­ses et euro­pé­en­nes qui se fon­dent sur des don­nées sci­en­ti­fi­ques.

De plus, l‘ASGG déplo­re la réten­ti­on d’in­for­ma­ti­ons per­ti­nen­tes con­cer­nant une sub­stance acti­ve uti­li­sée com­me muta­gè­ne dans le pro­ces­sus de trans­for­ma­ti­on géné­tique ain­si que ses pro­duits de dégra­da­ti­on pos­si­bles dans la cel­lu­le et sur leurs effets. Ces infor­ma­ti­ons sont essen­ti­el­les pour l’ana­ly­se des ris­ques.
Dans sa pri­se de posi­ti­on, l‘ASGG énumè­re d’aut­res lacu­nes tech­ni­ques, com­me la pré­sen­ta­ti­on de tri­via­li­tés com­me con­tri­bu­ti­on à la bio­sé­cu­ri­té. Cet­te der­niè­re est en effet une obli­ga­ti­on léga­le pour effec­tuer une dis­sé­mi­na­ti­on expé­ri­men­ta­le. Par con­sé­quent cet essai n’a rien à fai­re dans le site pro­té­gé et l’OFEV aurait dû le refu­ser. L’ASGG deman­de des mesu­res de sécu­ri­té plus stric­tes ain­si qu’une plus gran­de distance de sécu­ri­té par rap­port aux champs où des semen­ces sont pré­le­vées pour être res­se­mées.

Depuis plus de 10 ans d’activités, ce site n’a déli­v­ré aucun résul­tat inté­res­sant ni pour la bio­sé­cu­ri­té ni pour le déve­lo­p­pe­ment varié­tal pour l’agriculture suis­se. Alors qu’il a déjà coû­té plus de 12 mil­li­ons de francs aux con­tri­bu­ables.

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