L’ASGG observe et analyse les risques potentiels du nouveau génie génétique et met en garde contre les conséquences possibles pour la santé, l'écosystème, la biodiversité et l'économie. Ceci en accord avec le principe de précaution, élément central de la législation environnementale européenne. Car la protection de l'être humain, de l'environnement et de la nature est au cœur de notre travail. Elle ne doit pas être sacrifiée sur l'autel des profits à court terme. Prendre des précautions signifie prévenir les conséquences négatives irréversibles du génie génétique. Les effets négatifs ne se manifestent souvent qu'après une longue période, lorsqu'il est déjà impossible de les inverser. La Commission fédérale d'éthique dans le domaine non humain (CENH) recommande que la notion de précaution elle aussi soit renforcée et appliquée de manière conséquente sur le plan juridique. Cet organe se penche sur les nombreux nouveaux aspects éthiques liés à l'utilisation du génie génétique.
Les nouvelles techniques génétiques suscitent un nouveau débat controversé sur la manière dont l'utilisation de ces procédés doit être réglementée dans le détail. Les développements rapides dans ce domaine rendent nécessaire le renforcement et la mise en œuvre cohérents, sur le plan juridique, du principe de précaution, élément central de la législation européenne en matière d'environnement, qui est également inscrit dans la Constitution fédérale suisse. Le principe de précaution s'applique dans les situations où un dommage grave peut survenir, mais où la probabilité de ce dommage ne peut encore être définie.
La Commission fédérale d'éthique pour les activités extrahumaines (CENH) arrive à la conclusion que le principe de précaution est justifié sur le plan éthique et doit donc être renforcé et mis en œuvre de manière cohérente sur le plan juridique. En outre, le principe de précaution n'est en aucun cas hostile à l'innovation : correctement appliqué, il peut même favoriser l'innovation, confirme le comité.
La recherche en génie génétique et l'application des connaissances issues de la recherche ne sont pas seulement synonymes d'espoirs et d'opportunités. Dans certaines circonstances, elles peuvent également présenter des risques importants pour la sécurité et la santé. D'une part, les connaissances et les développements peuvent être utilisés à mauvais escient dans le but de causer délibérément et intentionnellement des dommages. D'autre part, la recherche et son application peuvent également entraîner des dommages involontaires et inattendus.
Dans le jargon technique, on distingue la biosécurité et la sûreté biologique. Ces deux termes désignent des causes différentes de dommages. Alors que la biosécurité englobe la protection contre les dommages pouvant résulter de la manipulation autorisée de substances biologiques, la sûreté biologique désigne la protection contre les dommages résultant d'actes non autorisés (par exemple, des actes criminels ou terroristes). Ainsi, les organismes génétiquement modifiés dotés d'un mécanisme de « forçage génétique » peuvent être utilisés à des fins (au moins supposées) louables, telles que la lutte contre le paludisme. Mais ils peuvent également servir d'arme biologique et être utilisés pour détruire des récoltes à grande échelle. Les virus artificiels ne sont pas non plus exempts de cette ambivalence.
Vous trouverez des informations détaillées à ce sujet dans le rapport correspondant de la CENH.
Grâce au génie génétique, les animaux et les plantes peuvent être modifiés génétiquement selon le bon vouloir de l'homme. À l'aide d'interventions génétiques, l'homme impose quelque chose qui ne peut pas se produire naturellement dans le règne animal et végétal. Cette nouvelle dimension de l'ampleur des interventions exige de nouvelles normes éthiques. En effet, plus les interventions sur les animaux et les plantes sont agressives et lourdes de conséquences, plus les justifications doivent être solides.
La Constitution fédérale suisse est la seule au monde à reconnaître la dignité des animaux et des plantes. Cette reconnaissance explicite de la dignité des créatures par la Constitution fédérale permet de développer davantage l'éthique de la protection des animaux ou l'éthique de la coexistence avec les autres créatures qui sous-tend la loi fédérale sur la protection des animaux. L'éthique de la protection des animaux exige un abandon définitif de la protection anthropocentrique des animaux, selon laquelle les animaux ne doivent être protégés que dans la mesure où cela profite à l'homme. Le principe de la « dignité de la créature » souligne en revanche la reconnaissance du fait que les animaux doivent être protégés pour eux-mêmes (ce qu'on appelle la « finalité en soi »). La dignité d'un animal ne dépend donc pas de son degré de proximité avec l'homme, mais réside précisément dans le fait d'être et de pouvoir rester un animal d'une espèce donnée.
Partout dans le monde, les listes d'attente de patients en attente d'une greffe d'organe s'allongent. Les nouvelles techniques génétiques ont stimulé la recherche dans le domaine de la xénotransplantation. Cependant, le transfert d'organes, de tissus ou de cellules entre espèces différentes soulève de nombreuses questions éthiques nouvelles et non résolues. Le débat scientifique sur les nouveaux développements en matière de xénotransplantation est actuellement dominé par les opportunités et les risques médico-techniques. Les questions d'éthique humaine, et plus encore celles d'éthique animale, restent en arrière-plan. Un nouveau rapport de la Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) vise à faire la lumière sur les aspects éthiques de la xénotransplantation.
Les système de forçage génétique (gene drive en anglais) sont une application possible de l'utilisation de nucléase de type CRISPR. Ils peuvent accélérer la propagation de gènes artificiellement modifiés dans une population. Cette propriété rend le forçage génétique intéressant pour différents domaines d'application, mais soulève des questions d'ordre moral, de risque et de biosécurité. La Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) discute de ces questions éthiques et émet des recommandations.
Les thèmes abordés vont de l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture et la production alimentaire à des sujets tels que le changement climatique et l’intelligence artificielle. L’objectif est de créer une conscience critique par l’information, la discussion et l’action, de protéger l’agriculture suisse contre les effets négatifs du génie génétique et de proposer des alternatives qui tiennent compte de l’écologie, de la biodiversité, de l’éthique, du bien-être animal et de la justice sociale.
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