Le Forçage génétique pour la protection de la nature

De quoi s’agit-il ?

Les for­ça­ges géné­ti­ques (FG) sont pré­sen­tés par cer­ta­ins géné­ti­ci­ens com­me une solu­ti­on inno­van­te pour lut­ter cont­re l’érosion de la bio­di­ver­si­té. Tou­te­fois, l’argument de la pro­tec­tion de la natu­re a déjà ser­vi par le pas­sé à légiti­mer l’acceptation de tech­no­lo­gies géné­ti­ques con­tro­ver­sées, ce qui appel­le à une ana­ly­se cri­tique de ces pro­mes­ses.

Lutter contre les espèces envahissantes, notamment sur les îles

Les for­ça­ges géné­ti­ques visent prin­ci­pa­le­ment à pro­té­ger les espè­ces indi­gè­nes men­acées par des espè­ces enva­his­s­an­tes intro­dui­tes par l’homme. En s’implantant dans de nou­veaux milieux, ces espè­ces exo­ti­ques ent­rent en com­pé­ti­ti­on avec la fau­ne et la flo­re loca­les, per­turbant par­fois dura­blem­ent les éco­sy­stè­mes.

Les éco­sy­stè­mes insu­lai­res, com­me ceux de la Nou­vel­le-Zélan­de, sont par­ti­cu­liè­re­ment vul­né­ra­bles. Les métho­des actu­el­les d’éradication (piè­ges, poi­sons) sont cri­ti­quées pour leurs effets col­la­té­raux, ce qui moti­ve l’intérêt pour les FG, pré­sen­tés com­me plus ciblés. Des recher­ches sont en cours sur des ron­geurs, visa­nt à indui­re une des­cen­dance exclu­si­ve­ment mâle afin de pro­vo­quer l’effondrement des popu­la­ti­ons. Tou­te­fois, chez les mam­mi­fè­res, ces appro­ches restent con­fi­nées au labo­ra­toire en rai­son de dif­fi­cul­tés tech­ni­ques majeu­res.

Chez les insec­tes, la tech­no­lo­gie est plus avan­cée. À Hawaï, par exemp­le, on envi­sa­ge d’utiliser des mou­sti­ques géné­ti­quement modi­fi­és pour lut­ter cont­re le palu­dis­me avi­ai­re, responsable, avec d’autres fac­teurs, de la dis­pa­ri­ti­on de près de 80 % des espè­ces d’oiseaux endé­mi­ques.

Protéger les espèces contre les maladies émergentes

Les FG pour­rai­ent aus­si être uti­li­sés pour rend­re cer­tai­nes espè­ces indi­gè­nes rési­stan­tes à des agents patho­gè­nes impor­tés. La sala­mandre tache­tée, déjà fra­gi­li­sée par la per­te de son habi­tat, est aujourd’hui men­acée par un cham­pi­gnon ori­gi­n­aire d’Asie. Une modi­fi­ca­ti­on géné­tique con­fé­rant une rési­stance à cet­te infec­tion est envi­sa­gée. Néan­mo­ins, dans des pays com­me la Suis­se, où les enjeux de con­ser­va­ti­on sont rare­ment insu­lai­res, une tel­le appli­ca­ti­on demeu­re impro­ba­ble à court ter­me.

Restaurer ou « ressusciter » des espèces

D’autres pro­jets visent à ren­forcer la rési­stance ou la con­di­ti­on phy­si­que d’espèces men­acées afin de faci­li­ter leur réin­tro­duc­tion dans la natu­re. Les pro­po­si­ti­ons les plus radi­cal­es cher­chent même à fai­re ren­aît­re des espè­ces disparues. Bien que ces scé­na­ri­os restent lar­ge­ment thé­o­ri­ques, ils soulè­vent d’importantes que­sti­ons éthi­ques, notam­ment le ris­que de bana­li­ser l’extinction si cel­le-ci est per­çue com­me réver­si­ble.

Quels sont les principaux risques ?

Le prin­ci­pal pro­blè­me des for­ça­ges géné­ti­ques rési­de dans leur capa­ci­té à se pro­pa­ger de maniè­re incon­trôlée dans l’environnement. Il n’existe actu­el­le­ment aucun moy­en fia­ble de limi­ter leur dif­fu­si­on à une région don­née. Une pro­pa­ga­ti­on invo­lon­tai­re pour­rait affec­ter d’autres popu­la­ti­ons ou espè­ces, avec des con­sé­quen­ces impré­vi­si­bles sur la bio­di­ver­si­té, les chaî­nes ali­men­tai­res et l’agriculture. La dis­pa­ri­ti­on ciblée d’une espè­ce pour­rait éga­le­ment libé­rer des niches éco­lo­gi­ques dont l’occupation future reste incer­taine.

État de la recherche et alternatives

Mal­gré ces incer­ti­tu­des, plu­sieurs orga­ni­sa­ti­ons finan­cent acti­ve­ment la recher­che sur les FG, inve­stis­sant des som­mes con­sidé­ra­bles dans des pro­jets d’éradication d’espèces jugées indé­si­ra­bles. Pour­tant, leur effi­ca­ci­té chez les ver­té­b­rés n’est pas démon­trée et de nombreux obs­ta­cles tech­ni­ques sub­si­stent. À l’inverse, des métho­des alter­na­ti­ves, sou­vent plus simp­les et moins coûteu­ses, ont déjà mon­tré leur effi­ca­ci­té en matiè­re de con­ser­va­ti­on.

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